A l’Aquilone, on pèse les mots…

original     La langue française est pleine de ressources. Par exemple, elle abonde en suffixes, qui sont autant de précisions bien utiles, pour nuancer nos propos. Il est même possible d’en modifier l’usage, quand le fait à décrire l’exige. J’en veux pour preuve le mot  » négritude « , créé par Aimé Césaire, définissant ainsi la conscience d’être noir et l’humiliation, la colère et la révolte qu’elle sous-entend. 

     Autre néologisme , plus anecdotique : Ségolène Royal devant la Grande Muraille, parle de la  » bravitude » , des  ouvriers chinois. Ceci et cela autorisent n’importe qui, ( moi ) à en remettre une couche en parlant aujourd’hui de « grêcitude ». 

Qu’en dites-vous ? Il y a bien humiliation, colère, révolte, quand la haute finance s’en prend au Grec lambda, qui se demande jusqu’à quand il sera le dindon de la farce. Question: pourquoi la richissime église orthodoxe, les richissimes armateurs sont-ils dispensés d’un impôt, qui renflouerait les caisses de l’état grec ?

 se poser à la terrasse de l’Aquilone, quand la météo s’y prête.

Marcelle Imhauser